Question de confiance
Vos données restent dans le navigateur
Il n’y a ni compte ni serveur : le tableau que vous décrivez est enregistré dans votre navigateur, sur votre poste, et il n’en sort que si vous le téléchargez. C’est simple, et ça a un revers qu’il vaut mieux connaître avant de perdre une après-midi de saisie. Voici où vit votre tableau, ce qui le protège, ce qui l’efface, et ce que le site compte.
Où vit votre tableau
Dans le stockage local du navigateur, une petite réserve que chaque site possède sur votre machine. L’application y écrit votre installation entière sous une seule clé, montableauelec.installation, et la réécrit à chaque modification. Poser un appareil, renommer un coffret, déplacer une rangée : chaque geste remplace l’enregistrement précédent. C’est l’enregistrement automatique, et c’est ce qui fait qu’en rouvrant l’onglet le lendemain, le tableau est là.
Rien de ce que vous saisissez n’est envoyé : ni les libellés, ni les repères, ni le nom de votre projet. Il n’existe aucun serveur qui les reçoive, et aucun compte à créer pour les retrouver. L’application est une page qui se charge une fois et travaille ensuite sur votre poste.
Ce que ça implique
- Un autre navigateur ne voit pas votre tableau. Le stockage local est propre à un navigateur sur une machine. Ce que vous avez saisi dans Edge n’apparaît pas dans Firefox, et ce que vous avez saisi au bureau n’apparaît pas à la maison.
- Une fenêtre de navigation privée ne garde rien. Le navigateur y refuse l’écriture, ou l’efface en fermant la fenêtre. L’application fonctionne, mais elle ne retient rien d’une session à l’autre.
- Le stockage est petit, de l’ordre de quelques mégaoctets par site. Une installation sérieuse pèse quelques dizaines de kilo-octets : il y a de la marge, mais pas une marge infinie, et c’est ce qui explique le plafond des points de reprise plus bas.
Vider les données du site efface votre tableau, sans récupération possible. « Effacer les données de navigation », « supprimer les données du site », réinitialiser ou désinstaller le navigateur : chacune de ces actions emporte l’enregistrement automatique et les points de reprise, parce que les deux vivent au même endroit. Il n’existe aucune copie ailleurs, et personne ne peut vous la rendre. La seule protection est un fichier téléchargé sur votre poste.
Les points de reprise
L’enregistrement automatique protège de la fermeture d’onglet, pas de la fausse manœuvre : supprimez un coffret par erreur, fermez la page, et l’enregistrement qui a suivi la suppression est le seul qui reste. Les points de reprise sont le filet sous ce mécanisme.
Un point de reprise est une copie nommée du tableau, prise au moment où vous le demandez. Elle est rangée dans une clé séparée, montableauelec.sauvegardes, que l’enregistrement automatique n’écrit jamais : ce que vous avez nommé « avant de refaire la cuisine » reste tel quel, quoi que vous fassiez ensuite. Enregistrer sous un nom déjà pris remplace la copie de ce nom, et le dialogue le dit avant le clic.
- Le plafond est de 20 points de reprise. Au-delà, l’application refuse d’en ajouter et vous demande d’en supprimer un. Elle n’efface jamais le plus ancien à votre place : effacer sans le dire une copie que quelqu’un a nommée serait exactement le défaut que les points de reprise corrigent.
- Chaque point de reprise s’exporte en fichier, depuis sa ligne dans le dialogue. C’est le même format que le tableau courant, décrit ci-dessous.
- Restaurer un point de reprise passe par l’historique : si ce n’était pas le bon, Ctrl+Z ramène le tableau tel qu’il était juste avant.
- Ils vivent dans le navigateur, comme l’enregistrement automatique. Vider les données du site les emporte aussi.
Le fichier .mte.json, la seule vraie sauvegarde
Le format natif de l’application est un fichier texte, .mte.json, qui contient l’installation telle qu’elle est en mémoire, indentée pour rester lisible. Un dossier d’installation se relit à la main des années après, parfois sans le logiciel qui l’a écrit : ouvert dans n’importe quel éditeur de texte, le fichier montre ses coffrets, ses rangées et ses appareils en clair.
Il garde tout : les coffrets et leur pas de module, les rangées y compris les rangées vides, la largeur réelle de chaque appareil au demi-module près, la filiation, les codes câble, le modèle d’étiquette. Il porte un numéro de version de format (aujourd’hui 1), et une version de l’application qui ne saurait pas le lire le dit au lieu d’ouvrir un tableau faux. Réimporté, il rend le tableau à l’identique. C’est la seule copie qui ne dépend ni d’un navigateur, ni d’une machine, ni de ce site.
L’application lit deux formats : le sien, et le format d’échange des générateurs d’étiquettes existants, pour qu’un tableau déjà saisi ailleurs ne se ressaisisse pas. Elle écrit deux choses, et deux seulement : le fichier .mte.json et la planche d’étiquettes en PDF.
| Copie | Où elle vit | Ce qui l’efface | Comment on revient |
|---|---|---|---|
| Enregistrement automatique | Le navigateur, clé montableauelec.installation | Chaque modification (elle remplace la précédente), et vider les données du site | Rouvrir l’onglet dans le même navigateur |
| Point de reprise | Le navigateur, clé montableauelec.sauvegardes | Vous seul, par la suppression, et vider les données du site | Le dialogue des points de reprise, puis Ctrl+Z si besoin |
| Fichier .mte.json | Où vous l’avez rangé : disque, clé USB, dossier partagé | Rien de ce que fait le navigateur | L’importer |
Une seule ligne survit à un ménage de navigateur : la troisième. Une bonne habitude est de télécharger le fichier à la fin de chaque séance de travail, comme on enregistre un document.
L’historique d’annulation
Chaque geste entre dans un historique de 50 pas. Ctrl+Z annule, Ctrl+Maj+Z rétablit, et les deux boutons de la barre d’outils font la même chose à la souris. Tout y passe par le même chemin, y compris les gestes qu’on regrette le plus : la suppression d’un coffret avec ses rangées, le vidage du tableau, un import qui remplace tout, la restauration d’un point de reprise, un changement de modèle d’étiquette.
Une limite, à connaître : l’historique vit en mémoire, avec la page. Fermer l’onglet le vide, et l’enregistrement automatique, lui, a déjà écrit le dernier état. C’est la raison d’être des points de reprise : Ctrl+Z rattrape une erreur dans la séance, un point de reprise rattrape une erreur d’une séance à l’autre, et le fichier rattrape tout le reste.
Ce que le site compte, et ce qu’il ne regarde jamais
Le site mesure son audience, et il le fait avec une liste fermée d’événements, écrite dans le code, que voici en entier. Chacun répond à une question simple : combien de personnes ouvrent l’éditeur, combien en repartent avec une planche, combien arrivent avec un fichier d’un autre outil.
- editeur_ouvert : l’éditeur est ouvert. Avec : si un tableau existait déjà dans ce navigateur, et sa taille par tranche.
- planche_sortie : une planche PDF ou un fichier natif est produit. Avec : lequel des deux, et la taille du tableau par tranche.
- import : un fichier est importé. Avec : son format, reconnu dans le contenu, et si la lecture a réussi ou échoué.
- premier_module : un premier appareil est posé sur un tableau vide. Avec : rien.
- cta_editeur : un clic vers l’éditeur depuis la page d’accueil. Avec : le bloc de la page d’où il part.
- don_clic : un clic sur le lien de don. Avec : l’endroit de la page d’où il part.
Les propriétés sont volontairement grossières. La taille d’un tableau part par tranche de modules (vide, 1-12, 13-36, 37-72, 73+), jamais en valeur exacte : on n’agira jamais différemment pour 37 modules que pour 38, et une valeur rare finit par ressembler à une signature. Le format d’un import est reconnu en lisant le contenu du fichier, jamais son nom, et nommé depuis une liste fermée (mte, tiquettes, xlpro2, inconnu) : un nom de fichier porte trop souvent un nom de client ou une adresse de chantier.
Ce qui ne part jamais, sous aucune forme : un libellé de circuit, un repère, un nom de projet, un nom de fichier, le contenu du tableau. Une étiquette décrit un domicile, et c’est la règle qui gouverne toutes les autres. L’ancienneté du tableau ne part pas non plus. Enfin, la mesure est un observateur : si votre navigateur la bloque, rien ne change dans l’application, et aucun geste n’attend sa réponse.
Ce que Mon Tableau Élec en fait
L’enregistrement automatique est le confort par défaut : vous ne cliquez sur rien, le tableau est là au retour. Les points de reprise sont le filet quand une séance a mal tourné, avec un plafond qui refuse plutôt que d’effacer. Le fichier .mte.json est la sauvegarde qu’on emporte, qu’on archive et qu’on rouvre ailleurs. Et l’historique rattrape l’erreur du moment, sur 50 pas.
Le dialogue des points de reprise dit lui-même, en toutes lettres, que vider les données du site emporte la copie. Cette page le redit avec les noms des clés et le plafond, pour que rien de ce qui précède ne soit une surprise le jour où un navigateur fait le ménage.
Ouvrir l’applicationGratuit, sans compte, rien à installer. Pensez au fichier .mte.json en fin de séance.