Mon Tableau ÉlecOuvrir l’application

Question de métier

La hauteur d’étiquette se lit sur le coffret

Une étiquette de tableau n’a pas la hauteur qu’on lui donne : elle a celle de la fenêtre du plastron dans laquelle elle se glisse. Cette hauteur se mesure au réglet, elle change d’un coffret à l’autre, et tout le reste s’y adapte : le pictogramme, le nombre de lignes du libellé, les codes câble. Voici où la lire, ce qu’elle décide, et ce qui se passe quand ça ne tient pas.

Où se lit la hauteur

Sur un coffret modulaire, chaque rangée porte sous ses appareils un porte-étiquette : une baguette transparente ou une fenêtre découpée dans le plastron, dans laquelle on glisse une bande de papier. La hauteur d’étiquette est la hauteur de cette fenêtre, ni plus ni moins. Elle ne se choisit pas, elle se mesure.

Au réglet, tableau fermé, du bord haut au bord bas de la fenêtre. Contrairement au pas de module, elle ne s’accumule pas : une seule mesure suffit, sur n’importe quelle rangée. Sur le matériel courant, on lit 29 mm, et c’est la valeur que l’application propose quand un coffret n’en dit rien.

Elle accepte toute valeur entre 8 mm et 45 mm, et les deux bornes sont prises sur le matériel, pas sur une préférence : sous 8 mm, deux lignes lisibles à bout de bras n’entrent plus et l’étiquette découpée ne se manipule plus à la main ; 45 mm est la hauteur de face d’un appareil modulaire, au-delà l’étiquette déborde de la fenêtre et recouvre la rangée voisine. Entre les deux, rien n’est jugé.

Conseil de terrain : retirez 1 mm à la mesure. Les charnières du plastron masquent le bas des étiquettes. 28 mm au lieu de 29 mm est une valeur parfaitement légitime, et c’est celle que le dialogue d’impression suggère. Ce millimètre a un prix, chiffré plus bas.

Pourquoi ce n’est pas un réglage du modèle d’étiquette

Il serait tentant de ranger la hauteur avec le reste de l’allure : la police, la taille du pictogramme, la position du repère. C’est ce que demandait un utilisateur de Tiquettes, un autre générateur d’étiquettes, et l’auteur l’a refusé dans l’issue #39 de son dépôt public pantaflex44/Tiquettes (29 septembre 2025) :

« la hauteur des étiquettes ne doit pas dépendre d’un thème mais de l’emplacement dédié sur l’enveloppe constructeur. […] Le thème devrait s’adapter à cette hauteur (dans la limite du raisonnable, surtout, du possible) »

Le sens de la dépendance est là, et il ne se retourne pas : le coffret impose, le modèle s’adapte. Un modèle qui fixerait sa hauteur serait juste sur le coffret pour lequel il a été dessiné et faux sur tous les autres, sans qu’aucun réglage ne le dise. Dans Mon Tableau Élec, le modèle d’étiquette ne connaît donc aucune hauteur : il dit ce qu’on montre et où. La place, c’est le coffret qui la donne.

Deux coffrets, deux hauteurs

Une installation n’a pas une hauteur d’étiquette : elle en a une par coffret. Un tableau ancien et l’extension qu’on lui a accolée ne sortent ni de la même usine ni de la même décennie. Le premier peut être au pas de 17,5 mm avec une fenêtre étroite, le second au pas de 18 mm avec 29 mm de haut. Chercher une hauteur unique pour la planche entière revient à en choisir une fausse pour l’un des deux.

La hauteur se saisit donc coffret par coffret, avec le pas, dans le panneau des coffrets, et l’écran dessine chaque coffret à sa propre hauteur. Le dialogue d’impression propose bien une hauteur, mais ce n’est qu’un défaut : il ne sert qu’aux coffrets qui n’en ont pas, et une valeur saisie sur un coffret l’emporte toujours. Le dialogue le montre au lieu de le taire, en listant les coffrets qui gardent leurs propres grandeurs.

Et le calibre imprimé en tête de chaque page annonce les grandeurs de ce coffret-là, jamais celles du dialogue. Un calibre qui dirait 29 mm sur une planche tirée à 24 ferait pire que se taire : le réglet validerait une planche fausse.

Ce qui se passe quand ça ne tient pas

Le même jour que l’issue #39, un autre utilisateur de Tiquettes ouvrait l’issue #40 : à 11 mm de hauteur, pictogramme et texte se chevauchaient dans le PDF alors que l’écran, lui, était juste. C’est l’exemple exact de ce que « le thème s’adapte » doit vouloir dire : s’adapter pour de vrai, dans le fichier qui part à l’imprimante, pas seulement dans l’aperçu qui rassure.

Ici, le calcul de placement est unique : la même fonction décide où va chaque partie, pour la case à l’écran comme pour l’étiquette dans le PDF. Et elle ne rend jamais deux parties qui se superposent. Quand la hauteur ne suffit pas, elle retire dans un ordre annoncé et stable : d’abord les codes câble, qu’on retrouve en nomenclature ; puis le pictogramme, décoratif dès que le repère est là ; le repère en dernier, parce que sur un tableau c’est ce qu’on vient lire.

Ce que le modèle « Complet » garde selon la hauteur d’étiquette
HauteurCe qui reste, de haut en basLignes de libelléRetiré
11 mmrepère, libellé1codes câble, pictogramme
16 mmrepère, libellé3codes câble, pictogramme
22 mmpictogramme, repère, libellé, codes câble1rien
28 mmpictogramme, repère, libellé, codes câble3rien
29 mmpictogramme, repère, libellé, codes câble4rien
45 mmpictogramme, repère, libellé, codes câble4rien

Modèle « Complet », étiquette d’un module, chiffres rendus par le moteur de placement lui-même. À 11 mm, la hauteur de l’issue #40, il reste repère, libellé, 1 ligne, et rien ne se chevauche.

La ligne de 22 mm surprend, et elle est juste : tout tient, donc tout reste, et le libellé reçoit ce qui reste, une ligne. À 16 mm il en avait trois, parce que le pictogramme et les codes câble n’entraient pas. C’est le sens de la règle : le moteur ne retire que sur l’impossible, jamais sur l’insuffisant. Un libellé de neuf lignes dans une étiquette de 29 mm ne fait pas sauter le repère : il est tronqué, la troncature est signalée, et le texte saisi reste entier. Si c’est le libellé qu’on veut, on choisit un modèle sans pictogramme, et il y en a un de fourni pour les fenêtres basses. Tout en bas de la plage, à 8 mm, le moteur va jusqu’à retirer le repère pour garder une ligne de texte : c’est la limite de ce qu’une étiquette peut dire.

Ce retrait se lit avant la planche, pas après. Le dialogue d’impression rechiffre par le même moteur à chaque réglage et annonce ce qui sera retiré, ou combien de lignes la hauteur tient sur celles que le modèle demande. Le panneau du modèle d’étiquette, lui, interroge chaque coffret et nomme celui qui coince.

Le budget de lignes à 29 mm

À la hauteur courante, combien de lignes de libellé entrent ? Cela dépend de ce que le modèle affiche d’autre, et cela se recalcule à la main. Le gabarit est en millimètres : 1 mm de marge en haut et en bas, un pictogramme de 6 mm de côté, un repère de 3,6 mm, une ligne de codes câble de 2,6 mm, 1 mm d’écart entre deux parties voisines, et un interligne de libellé de 2,9 mm.

Lignes de libellé selon les parties affichées, à 29 mm et à 28 mm
Parties affichéesLignes à 29 mmLignes à 28 mm
Pictogramme, repère, libellé, codes câble43
Pictogramme, repère, libellé54
Repère, libellé, codes câble66
Repère et libellé77

Avec tout affiché : 29 − 2 − 12,2 − 3 = 11,8 mm pour le libellé, soit 4 lignes de 2,9. Chaque partie retirée rend sa hauteur et son écart. Et le millimètre des charnières a son prix : à 28 mm, le modèle complet tient 3 lignes au lieu de 4. Ce n’est pas une raison de ne pas le retirer, c’est une raison de le savoir avant d’imprimer.

L’écran à la même échelle que le papier

Un libellé qui tient à l’écran et déborde sur le papier est le défaut ordinaire d’un générateur d’étiquettes, et il a une cause simple : une case dessinée en pixels, qui s’étire avec la largeur de la fenêtre, quand le papier ne négocie pas. Ici la case a une taille physique. Un module fait 18 mm, et le navigateur en dessine 68,03 px au zoom de 100 %, parce qu’un millimètre CSS vaut 96/25,4 pixels. La hauteur de la case suit celle de l’étiquette du coffret, à la même échelle.

On ne promet pas le 1:1 au réglet sur l’écran : le millimètre CSS ne connaît pas la densité de la dalle, et un réglet posé sur un portable ne trouvera pas 18 mm. Ce qu’on promet est une échelle constante et proportionnée : un appareil de 1,5 module est une fois et demie plus large qu’un module, sur tous les écrans, et un libellé trop long déborde chez tout le monde au même endroit. C’est ce qui suffit pour voir un débordement avant d’avoir la planche sous les yeux.

Vérifier au réglet, sur la feuille

Chaque page de la planche porte en tête son calibre : le nombre de rangées, le nombre de modules, la largeur de module et la hauteur d’étiquette, tels qu’ils ont servi à la dessiner. Il est écrit hors de la zone de coupe, comme le titre de chaque bande : ils restent sur la chute une fois les étiquettes découpées, et servent au montage. Les traits de coupe pointillés débordent de 8 mm de part et d’autre, pour rester visibles une fois la feuille engagée dans le massicot.

Avant de couper, posez le réglet sur la hauteur d’une bande et sur la largeur d’une rangée. Si la mesure ne tombe pas sur le calibre, ce n’est ni le coffret ni le modèle : c’est le pilote d’imprimante qui a mis à l’échelle, et il faut relancer en taille réelle. Cette vérification prend dix secondes et se fait sur la chute, pas sur l’étiquette.

Ouvrir l’applicationGratuit, sans compte, rien à installer. La hauteur se règle dans le panneau des coffrets, coffret par coffret.